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Point de vue

 

 

Petit cochon corinne nbL’univers a environ quatorze milliards d’années. Des étoiles primitives ont explosé, libérant une poussière de matière (carbone, oxygène de fer, silicium). Il est en expansion et les galaxies s’éloignent (les atomes restent de la même taille). La gravitation remodèle la matière libérée. Il y a quatre milliards et demi d’années, Soleil et Terre se sont formés à partir de cette poussière et de l’hydrogène primitif. La vie a débuté il y a trois milliards d’années par des êtres unicellulaires. Puis celle-ci a évolué, aboutissant aux arbres et aux animaux.

Cette évolution ne s’est pas faite sans heurts, mais avec une prolifération d’extinctions. La géologie montre qu’il y a eu cinq extinctions, dont la dernière date de soixante millions d’années (disparition des dinosaures). Les biologistes admettent que, depuis cent ans, la moitié des espèces connues ont disparu. Si les cinq premières disparitions avaient des causes naturelles, la sixième coïnciderait avec le développement de l’industrie. L’observation de la température montre un réchauffement de la planète et préoccupe. Cette augmentation va produire une montée des eaux par dilatation des océans et fonte des glaciers. J’ai une question brutale : La disparition de l’homme fera-t-elle partie de la sixième extinction ? Je ne me fais pas de souci pour les mouches, les scorpions ou les araignées, mais je suis plus inquiet pour les oiseaux, les mammifères ou les vers de terre qui sont des jardiniers discrets et rendent la terre fertile et poreuse. Nos ingénieurs, créant des voitures électriques, des lampes qui consomment moins, des micro-ordinateurs, seront-ils capables de résoudre ces problèmes ? L’humanité survivra-t-elle ? C’est possible mais pas certain. Le recyclage serait une solution contre l’épuisement des ressources et la pollution. Malheureusement, nos déchets ne sont recyclables qu’à 50 %, ce qui ne fait que reculer la disparition des ressources de quelques centaines d’années.

On pense que la croissance résoudra les problèmes, mais elle ne fait que diviser les populations en très riches (en petit nombre) et très pauvres (en grand nombre). Erreur de calcul que de penser qu’une croissance infinie est possible dans un monde fini. Rentabiliser l’investissement financier provoque la destruction. Une propriété du vivant est l’augmentation de la diversité avec le temps. Elle est menacée par l’activité bancaire. Pour un banquier, il est plus rentable d’investir dans une ferme de mille vaches que dans cent fermes de dix vaches. Il réduit la diversité des fermiers de cent fois. Les traditions sont utiles dans les boutiques de souvenirs pour touristes, mais elles ne résoudront pas les problèmes de diversité du futur. Construire un enseignement pour le futur est un challenge pour la survie de l’humain. La diversité des cerveaux ne nécessite-t-elle pas une diversité de l’enseignement ?

Le physicien Enrico Fermi posait la question : « Mais où sont les extraterrestres ? » Vu le nombre de planètes dans l’univers, il est probable que des millions de civilisations existent encore. Alors, pourquoi ne les voit-on pas ? Soit elles sont super écologiques et ne veulent pas réduire la diversité de l’univers. Soit elles ont épuisé leurs ressources avant d’avoir pu conquérir l’espace. Le paradoxe de Fermi peut orienter notre réflexion. La science peut engendrer des théories fausses, mais aussi les moyens de les corriger. Les anciens ont parcouru un long chemin utile pour comprendre le monde, mais il reste de multiples mystères. Ce sont ces mystères qui doivent éveiller notre curiosité pour permettre de développer la diversité de nos cerveaux. Face aux robots et algorithmes qui nous envahissent, toutes les acquisitions de notre cerveau doivent être réveillées. Le câblage de celui-ci est antérieur à l’apparition de l’homme et, sans cette diversité, nous disparaîtrons en moins de mille ans.


Yves de Ribaupierre

 

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     Livre                                            
 

Critiques de la gestionlocale

 

Critiques de la gestion
locale de l'environnement

Les débats actuels portant sur l’environnement sont nombreux, ils fluctuent dans un va-et-vient tout à fait surprenant. Il suffit qu’une catastrophe ou qu’un événement particulier soit médiatisé pour voir poindre des émotions, des appels, des revendications, des contestations. Passé l’événement, les soucis environnementaux semblent rejoindre les limbes. Toutefois, certaines questions sont portées soit par des militants responsables qui dénoncent depuis longtemps les dérives actuelles de notre système économique et tentent de proposer des solutions alternatives, soit par des individus convaincus qui résistent faisant le choix de la sobriété. Or, même si les controverses sont palpables, les attitudes et les comportements ne semblent guère faire changer les choses ou alors de façon trop marginale.
Ce livre rejoint en grande partie ces réflexions. Toutefois, s’il part du postulat que nous sommes piégés par d’énormes contradictions qui renvoient à des formes de pensées issues de notre monde moderne, il relève que les politiques locales sont bien souvent inappropriées. Sous forme de vingt-quatre lettres, il se propose de mettre en évidence quelques-unes de ces ambivalences, centrées sur six thématiques : l’appropriation, les ressources, la démocratie, l’aménagement, les mythes et les sens. Cette quête nous amène à penser qu’inexorablement nous sommes pris dans un engrenage dont il est difficile de nous extirper, à moins d’élaborer une critique de la gestion locale de l’environnement.

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Projets et Etudes en Atelier Local (PEAL) 
Rue Principale - 48400 Barre des Cévennes Courriel

Créée en 1992 avec pour objet de réaliser des études en sciences sociales et humaines, l’association (Projet et Étude en Atelier Local) adopte 
le principe de travailler systématiquement par ateliers de réflexions.

Soucieuse des questions liées à l’environnement, elle concentre aujourd’hui toute son action autour de cette thématique. 

Tout le monde semble d’accord sur le fait qu’il est impératif de préserver les milieux et les espaces, tout en laissant la pollution des sols gagner du terrain. Tout le monde semble d’accord pour promouvoir des mesures en matière d’urbanisme, tout en laissant faire le marché de l’immobilier.
Tout le monde semble soucieux de garantir la santé des populations contre la dégradation atmosphérique, tout en fermant les yeux sur les industries polluantes. Tout le monde s’accorde pour affirmer qu’il faut transformer les choses, sans véritablement vouloir les modifier. 

Dans ce contexte, des voix s’élèvent pour envisager de considérer l’environnement et ses composants comme devant relever du patrimoine mondial. Mais dans le même temps, les territoires, nationaux, régionaux ou locaux, revendiquent la gestion unilatérale de leurs espaces. Toutes les actions semblent alors buter sur un ordre territorial qui se veut tout-puissant. On voit avec stupeur que, malgré les divers appels et certaines prises de conscience, rien ne semble changer. 

La situation continue à empirer lentement mais sûrement. On peut être agacé par ces contradictions, mais les faits sont là bien présents, face à nous. Tout le monde se met des œillères et évite d’envisager le pire. Ceux qui le peuvent se referment sur un quant-à-soi, un espace propre et sécurisant. Ainsi, comme l’écrit Lascoumes avec grande clairvoyance « Dans les représentations communes, l’environnement est réduit à une notion égoïste et appropriative qui ne traite que de l’espace de vie immédiat en ramenant tout à lui ». Tout le monde s’intéresse alors à ce qui l’environne, mais en aucun
cas à l’environnement.

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LETTRE N°28 : 12/12//2018  L'ANIMAL : "SAUVAGE"