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Point de vue

 

Petit cochon corinne nbOù sommes-nous ? Dans le temps, dans l’espace, dans le monde vivant, dans le monde des déchets… Einstein, au début du siècle passé, développe la relativité générale et démontre malgré lui que l’univers est en expansion. Il aurait préféré garder un univers éternel, mais ses équations et les observations des astrophysiciens concluent à un univers qui évolue, il n’est pas éternel, mais a un début et une fin… Le début, connu sous le nom ironique de Big Bang, a eu lieu il y a 14 milliards d’années. Sa fin est plus incertaine, mais certainement plusieurs dizaines de milliards d’années. Plus localement, notre soleil est un soleil de 3e génération qui est apparu il y a environ 4 milliards d’années.  Il durera encore environ 4 milliard d’années puis enflera en géante rouge. Les conditions favorables à la vie sur terre se maintiendront 500 millions d’années. Nous n’avons donc pas à craindre pour nos enfants et petits enfants, ils ne verront pas la fin du monde cosmologique. L’homme moderne sort des grottes de l’histoire il y a environ un million d’années et, peut espérer survivre quelques centaine de millions d’années. Nous sommes donc au début de notre existence.

Sommes-nous seuls ou bien la vie est-elle partout dans l’univers ? Dans l’espace notre soleil personnel brille parmi les 200 milliards de soleils de notre Galaxie et les 200 milliards de galaxies dans le cosmos visible. En terme de probabilité, on peut être certain de ne pas être unique. Pour donner une image moins numérique, promenez-vous sur une belle plage de plus de 10 kilomètres de long et ramassez un grain de sable. Et bien, il y a plus d’étoiles dans notre galaxie et plus de galaxies dans le cosmos que de grains de sable sur cette plage. Pensez-vous que votre grain de sable se sente seul et unique sur la plage ?

Sommes-nous grand ou petit ?  Nous sommes un million de fois plus grands qu’une bactérie, mais petits par rapport aux éléphants et aux baleines, et comparés aux autres éléments de l’univers ? Les astrophysiciens annoncent un rayon de l’univers de 14 années lumière. L’univers est donc 1, suivit de 26 zéro. La physique quantique impose une limite inférieure pour la distance entre deux points, c’est la longueur de Planck. Nous sommes 1.6 suivit de 35 zéro plus grands que la longueur de Planck.  On peut aussi dire que l’homme est une grosse pièce du puzzle de l’univers.  On peut aussi interpréter ces limites du cosmos comme la preuve que la géométrie est une invention de l’homme, les mathématiciens ont inventé l’infini qui petit ou grand n’existe que dans l’imagination des hommes et des femmes mais pas dans le monde réel…

Comment l’homme se situe face à la pollution ? Si on écoute les écologistes, l’homme serait le premier animal à provoquer une catastrophe climatique… En fait, ce sont les cyanobactéries qui ont ouvert le jeu il y a 2.4 milliards d’années par photosynthèse. Elles ont libéré de l’oxygène, qui était un poison pour la plupart des autres formes de vie de l’époque. Puis la vie s’est adaptée, dès lors, elle profite de l’oxygène et c’est la prolifération des espèces au Cambrien, il y a 600 millions d’années. L’activité de l’homme va t-elle avoir un rôle équivalent à l’activité des cyanobactéries ? C’est vrai qu’en brulant les combustibles fossiles, il augmente le CO2 de l’atmosphère et, par là, provoque un réchauffement de la planète. De plus, les pollutions liées à ses déchets intoxiquent les animaux et rendent stérile les terres et les océans. C’est ainsi que les banquiers avec leur volonté de rentabiliser les capitaux nous mènent vers la 6e extinction de masse. Notez que nous faisons partie des espèces menacées, mais pas de panique les lichens, les champignons, les bactéries et les insectes survivront à cette extinction. 

Peut-on être plus positif ? Oui, en cherchant non seulement à limiter les émissions de CO2 mais aussi  à contrer les effets nuisibles du réchauffement. Une nouvelle espèce est-elle émergente ? Peut-être les objets connectés, ces objets comme votre futur congélateur, qui grâce à une puce incorporée dans son circuit électrique commandera automatiquement les ice cream et les petits pois quand ceux-ci seront en « solde ». Et l’homme et les animaux  seront eux aussi connectés. Plus de risque d’enlèvement, plus de déplacements inutiles, vous pourrez voter tout en restant devant votre TV, une fois connecté…

Où sommes-nous parmi les intelligences ? Les intelligences artificielles, dont certains ordinateurs sont les premiers balbutiements avec les algorithmes, gèrent les marchés financiers plus rapidement que les spéculateurs. Ces organismes de silicium ont probablement des mémoires vastes et plus rapides que nous, ils gèrent nos messages, nous servent d’encyclopédies, assurent nos achats à partir de claviers.

Où sommes-nous dans le monde de la pensée ? Classiquement la pensée n’existe pas hors de la parole donc nous sommes seuls dans ce monde. Mais les études scientifiques montrent que la pensée est partiellement indépendante de la parole. Le comportement de certains oiseaux est le reflet d’une telle pensée. Confection d’outils à partir d’une brindille pour déloger des larves. Et leur chant qui peut être une réorganisation de sons entendus, un peu comme nos compositeurs… Avec un peu d’imagination nous ne serons pas seuls dans le monde de la pensée avec des acteurs biologiques et d’autres informatiques.

   Yves de Ribaupierre

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     Livre                                            
De la crise environnementale 1

De la crise environnementale
à l'instabilité identitaire

La crise environnementale entraîne-t-elle une instabilité des identités culturelles, notamment chez les modernes ? Comment les prises de conscience face aux catastrophes et autres défi s se manifestent-elles ? Comment appréhender la contradiction nette entre, d’une part, les images du progrès, de l’inépuisable, du développement illimité et, d’autre part, les pénuries, les informations dramatiques ?
Sujet sensible, brûlant, polémique, plus particulièrement un thème d’interrogations, de préoccupations, mais aussi de méfi ance et de mise à distance, l’environnement est devenu l’un des symboles indissociables de la société moderne. Pour aborder l’incidence de la crise écologique sur notre identité culturelle, la réfl exion des spécialistes Corinne Berger et Jean-Luc Roques convoque plusieurs sciences humaines et sociales et vient sonder le paradoxe intrinsèque de l’ère moderne. Une étude pluridisciplinaire édifi ante, un cri d’alerte sans équivoque.

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Projets et Etudes en Atelier Local (PEAL) 
Rue Principale - 48400 Barre des Cévennes Courriel

Créée en 1992 avec pour objet de réaliser des études en sciences sociales et humaines, l’association (Projet et Étude en Atelier Local) adopte 
le principe de travailler systématiquement par ateliers de réflexions.

Soucieuse des questions liées à l’environnement, elle concentre aujourd’hui toute son action autour de cette thématique. 

Tout le monde semble d’accord sur le fait qu’il est impératif de préserver les milieux et les espaces, tout en laissant la pollution des sols gagner du terrain. Tout le monde semble d’accord pour promouvoir des mesures en matière d’urbanisme, tout en laissant faire le marché de l’immobilier.
Tout le monde semble soucieux de garantir la santé des populations contre la dégradation atmosphérique, tout en fermant les yeux sur les industries polluantes. Tout le monde s’accorde pour affirmer qu’il faut transformer les choses, sans véritablement vouloir les modifier. 

Dans ce contexte, des voix s’élèvent pour envisager de considérer l’environnement et ses composants comme devant relever du patrimoine mondial. Mais dans le même temps, les territoires, nationaux, régionaux ou locaux, revendiquent la gestion unilatérale de leurs espaces. Toutes les actions semblent alors buter sur un ordre territorial qui se veut tout-puissant. On voit avec stupeur que, malgré les divers appels et certaines prises de conscience, rien ne semble changer. 

La situation continue à empirer lentement mais sûrement. On peut être agacé par ces contradictions, mais les faits sont là bien présents, face à nous. Tout le monde se met des œillères et évite d’envisager le pire. Ceux qui le peuvent se referment sur un quant-à-soi, un espace propre et sécurisant. Ainsi, comme l’écrit Lascoumes avec grande clairvoyance « Dans les représentations communes, l’environnement est réduit à une notion égoïste et appropriative qui ne traite que de l’espace de vie immédiat en ramenant tout à lui ». Tout le monde s’intéresse alors à ce qui l’environne, mais en aucun
cas à l’environnement.

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A lire la lettre n du peal 8LETTRE N°20 : 16/12/2016 EVOLUTION ET ENVIRONNEMENT